26.02.2019
  • Communiqué de presse

La plateforme numérique API-AGRO lance sa phase opérationnelle et industrielle

Après le succès de la phase expérimentale qui aura duré 12 mois, les actionnaires d’API-AGRO, organismes privés ou parapublics représentant des milliers d’acteurs en France et en Europe, annoncent le lancement de la phase opérationnelle et industrielle de leur plateforme d’échange numérique. Objectif : sécuriser et maîtriser les données agricoles.

API-AGRO, avec l’appui de ses 30 actionnaires et de ses partenaires technologiques français DAWEX et OUTSCALE, passe à l’action ! Ils sont à l’initiative du manifeste « Pour l’avenir alimentaire de l’Europe et la souveraineté des données agricoles » qui vise à fédérer les acteurs des différentes filières autour d’une vision commune du numérique agricole.

Garantir la souveraineté de l’agriculture en France et en Europe

À l’heure de l’agriculture numérique, l’accès aux données est devenu un sujet aussi stratégique que l’accès aux ressources naturelles et aux terres agricoles. Dans le contexte de concurrence mondiale, le nouvel enjeu n’est plus la donnée elle-même, mais plutôt la capacité à y accéder, à l’interconnecter, à la protéger, à la traiter et surtout à la valoriser.

Les États-Unis et la Chine ont bien compris le défi même si le mouvement de « plateformisation numérique » est encore à ses prémices. Ils développent leurs propres solutions avec l’appui d’entreprises nationales au rayonnement mondial. L’accès aux données devient politique et géostratégique. Il en va de la performance des producteurs et des acteurs économiques, de l’animation des territoires, de la capacité à innover et plus globalement de la garantie d’un système alimentaire durable pour l’Europe.

De gauche à droite : Laurent LAFAYE (DAWEX), Servane AUGIER (OUTSCALE), Sébastien PICARDAT (API-AGRO), Sébastien WINDSOR (ACTA), Claude COCHONNEAU (APCA), Henri BIES-PERE (FNSEA)

Quatre principes d’actions du Manifeste

Portant la vision d’une agriculture performante, durable et ouverte sur le monde, le Manifeste présente les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour saisir les opportunités de la transformation numérique.

L’innovation : L’accès facilité et sécurisé aux données permet de stimuler l’innovation par les acteurs des filières et du numérique, d’anticiper et prévoir pour produire plus avec moins, nourrir mieux de manière durable.

La communauté : Aujourd’hui, il existe une grande hétérogénéité dans la structuration des données selon les filières et les opérateurs. Le besoin d’une vision fédératrice du secteur agricole est indispensable, faute de quoi la valeur issue des données risque d’échapper aux producteurs et collecteurs de données, c’est-à-dire à tous !

La souveraineté européenne : Il s’agit avant tout de garantir un accès équitable aux données pour tous les acteurs de l’écosystème agricole en Europe, et un soutien aux équipes de recherche françaises et européennes.

La gouvernance équitable : Dans le cadre de la transformation numérique de l’agriculture, chaque acteur du secteur doit être libre d’organiser, de structurer et de mettre en marché ses données. Cette liberté doit être encadrée par des règles partagées pour standardiser, contractualiser, mettre en commun et sécuriser les relations dans un environnement de confiance.

Pour Sébastien Windsor, président d’API-AGRO et président de l’ACTA – Les Instituts Techniques Agricoles, « API-AGRO est un projet fédérateur, source d’innovations pour tous les acteurs agricoles. La plateforme d’échanges sécurisés de données est la jonction d’intérêts privés et publics au service d’un bien commun : l’agriculture en France et Europe ».

Télécharger le Manifeste pour l’avenir alimentaire de l’Europe et la souveraineté des données agricoles

Ecouter la chronique RFI Tech de Dominique Desaunay « Salon de l’agriculture : bienvenue à la ferme digitale » avec l’interview de Sébastien Picardat, directeur API-AGRO